
ZUMBAHUA, Equateur (Reuters) - Plusieurs tenants de la gauche sud-américaine hostile aux Etats-Unis se sont retrouvés en Equateur autour du président Rafael Correa, à la veille de son investiture.
Hugo Chavez et Evo Morales, ses homologues vénézuélien et bolivien, ont notamment assisté à une cérémonie de purification rituelle menée par des sorciers indiens et à laquelle s'est soumis Correa.
De passage samedi au Venezuela et le lendemain au Nicaragua, leur homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad est également attendu lundi à la cérémonie d'investiture du président équatorien.
Candidat sans parti considéré comme un challenger, ce dernier s'est imposé en novembre en menant campagne sur le mode qui a fait le succès de son "ami" Chavez", en attaquant l'impérialisme américain.
Depuis, Correa, qui s'apprête à devenir le huitième président de l'Equateur en dix ans, est très proche de son homologue vénézuélien.
Ce dernier, que Washington présente comme une menace pour la démocratie sur le continent, a de son côté suivi le conseil que Correa lui avait donné lors d'une visite à Caracas, en décidant récemment de priver la banque centrale de son autonomie.
"A bas l'empire américain ! vive l'unité du peuple latino-américain !", a lancé dimanche Chavez sous les acclamations des partisans de Correa.
Le président vénézuélien a en outre invité son hôte à adhérer à son Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba), conçue en opposition à la zone de libre-échange que les Etats-Unis s'efforcent de mettre en place.